Dessin, exposition
collective
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Dilatation du sujet mais aussi dispersion. Le sujet et l'espace d'inscription
cèdent, se déchirent
sous la pression de la pulsion mais aussi de la pensée déjetée, non pas
celle longtemps en tête, lentement élaborée, pesée, argumentée, démonstrative, mais celle outrepassante,
jaillissante accompagnant
la langue du parler de tous les jours, celle qui se compose au fur et à
mesure qu'elle advient. Une pensée
événement dans l'instant où l'être se signe dans les rudiments de la trace.
Ligne de vie : l'affect du plaisir, la pression de la pulsion, la curiosité
d'une délectation peut être même la
gratuité est aucommencement du dessin : "faire pour le plaisir" et "désir
comme la volonté d'une liberté à expérimenter". Pour l'homme qui s'exprime, il y a plutôt désir de dire,
plus que plaisir de dire. Pour
l'homme qui dessine se trouvent enfin mêlés Dionysos et Apollon car il n'est
plus tenu par la transitivité du sens, il y a plaisir et désir du dessin."
Extrait du texte intégral de Lise Rousselet Lesieur consultable sur
http://lise.roussetlesieur.over-blog.com
Jacques Derrida L'écriture et la différence, collection Point, éditions
Seuil, 1979, p. 47
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Exposition collective réunissant près de 20 peintres et sculpteurs dont la
pratique du dessin est indissociable
de la pratique quotidienne de leur art.
"Ligne de fuite, ligne de vie.
Ligne de fuite : Le dessin commence avec l'irruption de la ligne qui
transforme l'inerte surface de la
feuille en espace. Ligne de contour, de démarcation, de séparation entre
vide et plein, l'infime partage
entre forme et non-forme ou plutôt contre-forme. Genèse complexe des formes
où il n'y a plus d'informe,
car le vide lui-même doit être juste, informé, pensé, pour que la
composition soit juste. Le dessin est la
dialectique même car de part et d'autre de la ligne de contour, plein et
vide sont interchangeables in fine,
et ce qui se propose à nous de prime abord comme une présence peut être une
béance, une absence, le
corps du délit dans l'effroi de son retrait. La mise sous les yeux se double
d'une mise hors de portée.
Une ligne, puis tout recommence avec la deuxième ligne. C'est à dire tout
est remis en jeu, en risque.
Travail en rhizome, en maillage (et, et, et.) circulation dans l'engendrement
des formes à flots et fluxcontinus.
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