Exposition du 11 décembre 2010 au 9 janvier 2011

Formats variés de 50 x 60 à 150 x 200 cm
techniques mixtes
Lise Rousset Lesieur
2001-2009

Dessin, exposition collective

Dilatation du sujet mais aussi dispersion. Le sujet et l'espace d'inscription
cèdent, se déchirent sous la pression de la pulsion mais aussi de la pensée déjetée, non pas celle longtemps en tête, lentement élaborée, pesée, argumentée, démonstrative, mais celle outrepassante, jaillissante accompagnant la langue du parler de tous les jours, celle qui se compose au fur et à mesure qu'elle advient. Une pensée événement dans l'instant où l'être se signe dans les rudiments de la trace. Ligne de vie : l'affect du plaisir, la pression de la pulsion, la curiosité d'une délectation peut être même la gratuité est aucommencement du dessin : "faire pour le plaisir" et "désir comme la volonté d'une liberté à expérimenter". Pour l'homme qui s'exprime, il y a plutôt désir de dire, plus que plaisir de dire. Pour l'homme qui dessine se trouvent enfin mêlés Dionysos et Apollon car il n'est plus tenu par la transitivité du sens, il y a plaisir et désir du dessin."

Extrait du texte intégral de Lise Rousselet Lesieur consultable sur
http://lise.roussetlesieur.over-blog.com

Jacques Derrida L'écriture et la différence, collection Point, éditions
Seuil, 1979, p. 47

Exposition collective réunissant près de 20 peintres et sculpteurs dont la
pratique du dessin est indissociable de la pratique quotidienne de leur art.
"Ligne de fuite, ligne de vie.
Ligne de fuite : Le dessin commence avec l'irruption de la ligne qui
transforme l'inerte surface de la feuille en espace. Ligne de contour, de démarcation, de séparation entre vide et plein, l'infime partage entre forme et non-forme ou plutôt contre-forme. Genèse complexe des formes où il n'y a plus d'informe, car le vide lui-même doit être juste, informé, pensé, pour que la composition soit juste. Le dessin est la dialectique même car de part et d'autre de la ligne de contour, plein et vide sont interchangeables in fine, et ce qui se propose à nous de prime abord comme une présence peut être une béance, une absence, le corps du délit dans l'effroi de son retrait. La mise sous les yeux se double d'une mise hors de portée. Une ligne, puis tout recommence avec la deuxième ligne. C'est à dire tout est remis en jeu, en risque. Travail en rhizome, en maillage (et, et, et.) circulation dans l'engendrement des formes à flots et fluxcontinus.

 

Vernissage : Samedi 11 décembre / Midi à Chanot : Mardi 14 décembre