L’abstraction est présente dans la réalité de notre quotidien. Sur les murs de nos villes au
croisement des chemins. L’artiste aléatoire créateur de cette abstraction est la fusion de l’activité
humaine et des éléments, le temps modifie l’oeuvre. L’instantanéité de la photographie fige
et réinterprète une étape de ces oeuvres vivantes, évolutives pour transformer la réalité telle que
nous croyons la voir en un fragment de notre imagination. La réalité n’est plus qu’une suite
diffuse d’illusions abstraites.
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L’essentiel de mon oeuvre concerne la relation de l’homme à l’espace du paysage. Je recherche la
lumière qui permet à la photographie de rendre une qualité picturale. Le littoral de la côte d’Opale
m’offre son matériau de prédilection : la lumière transparente, et un motif permanent : le nuage.
L’approche du paysage s’effectue tantôt par la contemplation, tantôt par la rencontre de fragments
de réalité qui font appel à ma propre histoire. Dans la série des Autoportraits, la photographie
a quelque chose à voir avec l’inconscient, elle est un prétexte pour me dévoiler dans l’ombre de
moi-même. Ces séquences photographiques permettent l’arrêt sur image, ce que Raymond Bellour
appelle « l’instant prégnant ». Si le paysage a la faculté de repousser les limites que lui imposerait
le cadre, il donne aussi la possibilité d’élever le corps au rang de paysage.
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