La peinture de Cartier apparaît finalement pétrie de contradictions, en recherche d’originalité
et en souci de duplication, savante et naïve, informelle et informée, minérale et déminéralisée,
ternie et bariolée.
À coup sûr peinture de routier de la modernité réfléchissant la peinture,
et non moins évidemment art d’apôtre de l’immanence en quête d’une vision du jamais vu. À tel point qu’on peut se demander si sa véritable matière n’est pas l’entre deux, la faille,
le gouffre, la profondeur invisible que cèle la surface du visible mais que découvrent
les bords quand on écarte les images
Entre deux . extrait de Jacques Norigeon . octobre 2008
Consultable sur le site www.christophecartier.com |
Les peintures récentes de Bernadette de Gouberville, sur papier calque, accentuent l’impression
d’immatérialité déjà perceptibles dans les oeuvres antérieures. Le calque,de par sa transparence,
ne retient plus tout à fait la couleur qui appartientau seul domaine de la lumière. Les
personnages, féminins, atemporels, évoluent dans un espace aérien situé entre le mur,
sur lequel est parfois peint, et le support même.En résulte un effet de flou à l’arrière plan;
une tension entre le connu et l’inconnu, le visible et l’invisible, le dit et le non dit.
Théophile Barbu . 2008 |