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Masque, 2003,
pigments et colle acrylique sur toile,
162 x 130 cm. |
Fadia
Haddad
Fadia H est hantée.
Depuis 2001, les masques d'abord sur le papier,
comme par hasard ou fatalement , apparaissent.
Ils surgissent de gestes, de couleurs, de
matières , puisque Fadia peint, papiers
au sol. Les papiers viennent de temps incertains
ou datés, administratifs ou confidentiels,
fragiles. Il faut faire vite. Sur la toile
aussi parfois, six grands formats dans la
journée, évidence du dessin,
emprise immédiate, l’invisible
effort, présence totémique,
objectivement magique. D’autres jours
rapides, différents parce que l’objet
devient fantôme, objet-revenant, conscience
et compagnie.Dis-moi qui tu hantes…Les
semaines se suivent, les mois, les années,
des toiles pendant de longs jours, travaillées,
reprises jusqu'à l’archéologie,
objet surgit du temps, fossilisé, minéralisé
ou s’attachent des microcoquillages
comme sur la peau des baleines. Monde vrai
comme F-H, éclaboussé, brossé,
suie, terre et sang, blanc et peut-être
tutélaire. Extrait du texte de Pierre
Matthey de L'Etang.
site : www.fadia-haddad.com
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Daphné
Bitchatch
Le cercle imparti à l'Innommable
se réduit à un point, c'est le
trou noir au centre d'une galaxie, là
où l'espace temps se déforme,
où tout est happé et s'engouffre
sans pour autant disparaître. Samuel Beckett
Sphère comme une explosion silencieuse,
comme la guerre, comme des bombes tombées
ici et là, comme un trou creusé
en nous, ni dedans ni dehors, juste ouvert à
être éteint, rempli ou vidé,
à laisser filtrer des résidus,
de la mémoire effacée du temps,
des traces portées, des pierres roulées
dans notre ventre, dans notre coeur, dans notre
tête… Daphné Bitchatch
site : www.daphnebitchatch.net
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Robes sphères,
août 2006, pigments
sur robe lin et coton. |
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