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Du 24 février

au 25 mars

Hans Bouman • Christine Jean
Vernissage le 24 février à partir de 19h
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Christine Jean

Tout le travail de Christine Jean est traversé par l’eau. De sa rencontre avec les paysages de terre et d’eau du Vietnam sont nées des œuvres où les pierres jouent un rôle central : pierres figurées, pierres réelles, et récemment galets en céramique. C’est d’en haut qu’elle peint, quand au-dessus de la toile elle dépose ses jus et pigments, elle en observe le mouvement naturel qui n’est pas sans évoquer celui des flots capricieux du fleuve et des étangs de la Somme. Elle a travaillé pendant deux ans sur cette région, l’arpentant au sol, la survolant en ULM, pour observer les dessins mille fois changeants de la mer et des sables.

C’est la lumière qui domine, et donne au paysage son caractère insaisissable et fuyant. Comme le dit Christine Buci-Glucksman à propos de la dernière série L’eau d'en haut : “[…] Ce ne sont pas des paysages, plutôt des abstracts de paysages. Ce ne sont pas des abstractions, ce sont comme des abstracts de figure, complètement dans l’entre-deux de tous les dualismes qu’a produit l’esthétique. […] ce sont des espaces d’outre monde que vous explorez, c’est-à-dire le monde, comme si vous pouviez le voir du fond de la mer ou du haut du ciel.[…] Le regard du ciel et le regard de l’eau se fondent, envahissent tout et définissent des traversées, des diagrammes d’énergie, des forces, des entrelacs, des entremêlements, … mais on retrouve ces regards croisés et c’est cela pour moi le mouvement du cosmos. C’est l’infini d’en haut et l’infini d'en bas qui se rejoignent dans la recherche d’un espace.”

 

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Hans Bouman

Rainer-Maria Rilke dans ses lettres sur Cézanne écrit : "Lorsqu’on peint, on peut déboucher soudain devant une chose si démesurée que personne n’en viendra jamais à bout."

C’est peut-être en toute ingénuité qu’Hans Bouman s’est avancé sur ce chemin. Alors, “a chose démesurée” s’est imposée de façon obsessionnelle : la tête humaine à la fois miroir de l’autre et sans doute autoportrait mental, microcosme symbole de l’esprit, opposé au corps manifestation de la matière.

En cadrage serré, proche du gros plan, l’artiste par des couleurs somptueuses quoique austères (gris, noir, ocre, vert, bronze, rouge teint,blancs salis), construit ses toiles d’une expressivité poignante.

La tête, toujours solitaire, propose un face-à-face, elle interroge, on l’interroge, et de cet échange muet peut-être jaillira la réponse, chargée de mystère avec ses yeux sans regard, elle instaure comme l’icône une communion au secret des choses et du temps.

Julie Carpentier.

 

site internet : www.hansbouman.com